Mon parcours au Japon

On me pose souvent des questions sur mon parcours au Japon et sur la façon dont on peut venir y vivre. Du coup je me suis dit qu’écrire un article sur mon parcours personnel pourrait aussi servir à répondre aux questions que certains se posent et ainsi peut-être en inspirer certains.

Bien sûr si vous lisez mon blog depuis le début et notamment mes bilans, vous en savez déjà beaucoup sur comment j’ai fait pour venir vivre au Japon et ce que j’y ai fait depuis mon arrivée.

Mais plus que pour vous parler seulement de moi, cet article est plutôt une nouvelle occasion pour vous parler des différents visas qui existent, vous montrer comment on peut les enchainer et vous faire connaitre plus en détails l’un des chemins possibles pour venir vivre au Japon, en l’occurrence le mien. Je vais donc mettre l’accent sur le côté administratif et sur mon itinéraire en général plutôt que sur les détails de ma vie perso que j’ai déjà raconté en long en large et en travers dans mes précédents bilans.

J’ai aussi sorti une vidéo sur le sujet il y a quelque temps sur ma chaîne YouTube pour ceux que ça vous intéresse.

Le projet Japon

La vérité c’est que je n’ai jamais eu l’intention de venir vivre, étudier au Japon ou même de m’y installer. Ça peut paraitre surprenant pour quelqu’un qui a créé un blog dédié au Japon juste avant d’y partir et qui y vit encore après toutes ces années, mais c’est pourtant vrai. Mon projet de départ c’était juste de venir au Japon quelque temps car je voulais tester ma capacité d’adaptation dans un pays vraiment différent de tout ce que j’avais expérimenté jusque-là.

Le seul problème c’est qu’au début, je ne savais pas trop comment venir. Je ne voulais pas avoir à trouver un travail depuis la France pour pouvoir y aller et je ne voulais pas dépenser toutes mes économies dans une école de langue. En fouillant un peu sur le net, j’ai entendu parler du Working Holiday Visa (aussi appelé Permis ou Visa Vacances Travail – PVT/VVT). Je me suis renseigné partout où je pouvais sur cette opportunité et j’ai tout de suite su que c’était ce visa qu’il me fallait !

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Le Visa Working Holiday

Mon parcours au Japon

Une fois mon PVT en main, j’ai encore choisi de patienter quelques mois avant de venir au Japon le temps de me préparer économiquement, linguistiquement et mentalement. En particulier parce que je n’étais jamais parti aussi loin, dans un pays aussi différent avec une langue que je ne parlais pas et que je voulais être sûr de ne pas rater mon premier PVT.

Une fois sur place j’ai donc vraiment profité au maximum de ce visa ! J’ai voyagé partout où mes économies me le permettait, j’ai été de toutes les soirées et évents internationaux, j’ai rencontré du monde et j’ai fait pas mal de baitos. Le parcours typique du pvtiste quoi.

Au bout de quelques mois, j’ai commencé à chercher un travail plus stable pour pouvoir gagner plus d’argent et j’ai trouvé un travail en tant qu’enseignant de langue dans une petite école privée. La directrice aimait bien ma façon de travailler alors elle m’a proposé de me sponsoriser pour un visa travail.

J’étais content d’avoir pu me créer cette opportunité et en même temps j’ai quand même dû prendre du temps pour réfléchir à ce que je voulais pour la suite car même à ce moment-là, je n’avais toujours pas prévu de rester plus d’un an au Japon.

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Changement de statut : premier visa travail

Après réflexion, j’ai finalement décidé de rester au Japon. Du coup, je m’étais conditionné mentalement à ne pas devoir rentrer en France. Mais comme la procédure pour l’obtention du visa travail a duré des semaines (presque 4 mois en tout !), cet épisode anormalement long du changement de statut a clairement été l’une des périodes les plus stressantes de ma vie ! Heureusement, l’école pour laquelle je travaillais à ce moment-là a vraiment tout fait pour que je puisse rester et je pense que c’est vraisemblablement ce qui a fini par infléchir la décision de l’immigration en ma faveur.

Au Japon, beaucoup d’entreprises méconnaissent malheureusement le fonctionnement de l’immigration et laissent ainsi souvent à leurs employés étrangers le soin de tout gérer par eux-mêmes alors que ce sont elles qui sont le plus à même de mener à bien ou de débloquer la situation grâce à leur influence et à leur capacité à faire pression.

C’est pourquoi il est important en tant qu’étranger d’être bien conscient de l’importance du rôle que l’entreprise peut avoir dans le processus de décision de l’immigration au Japon. Si vous êtes dans ce cas, je vous conseille donc de gentiment faire comprendre à votre entreprise le rôle qu’elle a à jouer et de l’inciter à être plus proactive lorsque vous avez à effectuer ce type de procédures.

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Travail en école de langue et renouvellements de visas

Mon parcours au Japon

Une fois mon nouveau visa travail en poche, ma situation s’est sensiblement stabilisée malgré le fait que je n’ai obtenu qu’un visa d’une durée d’un an.

Ce que j’ai d’ailleurs fini par comprendre au cours de ma première année en visa travail, c’est que mon visa travail ne dépendait pas d’une entreprise en particulier, mais seulement du fait que j’ai un travail.

Du coup, je me suis senti plus libre de changer d’école et de tester plusieurs établissements afin de trouver ce qui me conviendrait le mieux. À chaque fois que je partais à la recherche d’un nouvel emploi, je cherchais surtout à m’assurer que la nouvelle entreprise serait capable de me sponsoriser et qu’elle serait prête à le faire sans rechigner. Au total, j’ai travaillé pour 3 écoles différentes et j’ai toujours facilement pu obtenir le renouvellement de mon visa travail.

Malheureusement l’immigration japonaise a été radine et m’a toujours donné des visas travail d’une durée d’un an, cinq au total.

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Le mariage et le visa époux

J’ai rencontré ma future femme lors de ma deuxième année au Japon, mais la question du mariage et du visa époux ne s’est pas posé tout de suite. Je ne voulais pas me marier juste pour obtenir un visa époux et j’étais assez fier de m’auto-sponsoriser via mon travail et d’être indépendant.

Nous avons fini par décider de nous marier après plus de 3 ans ensemble pour nous faciliter la vie sur place et aussi pour officialiser notre relation auprès de nos familles. Au Japon, il n’y a pas de PACS, de concubinage ou d’autres trucs dans le genre. Étrangers ou non, tant qu’on n’est pas marié, on ne constitue pas un vrai couple, que ce soit auprès des autorités administratives ou de la famille donc c’était plus facile comme ça.

Une fois encore, le changement de type de visa a été un vrai parcours du combattant, malgré le fait qu’on soit deux cette fois à constituer le dossier et que je connaisse mieux le fonctionnement de l’immigration. On a rendu un dossier complet de plus de 40 pages (il n’a manqué qu’un document, vite fourni), mais la procédure complète a quand même duré environ trois mois !

Il faut avouer que posséder un visa époux améliore sensiblement la vie de tous les jours au Japon. Je peux postuler n’importe quel type d’emploi sans restrictions et je peux rester sans travail autant de temps que je le désire. Non pas que j’en ai envie mais cela peut hypothétiquement permettre de prendre le temps nécessaire pour rechercher un emploi qui me convient au mieux si besoin au lieu d’avoir à me ruer sur le premier emploi qui passe juste pour faire renouveler mon visa travail.

C’est d’ailleurs ce que j’ai fait en 2020 à mon retour de PVT d’Australie. Comme je ne voulais plus travailler en écoles de langues, je ne leur ai pas envoyé de CVs et j’ai seulement postulé aux offres qui correspondait à mes études et diplômes universitaires et c’est comme ça que j’ai pu décrocher un travail dans le marketing.

Et pour la suite ?

MycrazyJapan - Mon parcours au Japon

Pour la suite on verra ! Pour l’instant ma situation est stable, que ce soit au niveau de mon couple ou du travail. L’entreprise pour laquelle je travaille actuellement me plait mais je vais rester sur mon visa époux car je n’ai plus d’intérêt à retourner sur un visa travail.

Je pourrais viser le visa permanent éventuellement, mais pour l’instant je n’en vois pas vraiment l’utilité. Surtout, c’est la complexité de cette procédure qui fait que je n’ai pas forcément envie de me lancer là-dedans pour le moment. C’est vrai que l’idée de ne pas avoir à retourner tous les ans dans les bureaux de l’immigration fait rêver, mais je ne sais pas encore si je vais rester une dizaine d’années supplémentaires au Japon. Le truc c’est que si jamais je retournais en France ou ailleurs, je perdrais mon visa permanent et du coup j’aurai fait tout ça pour rien.

Voilà j’espère que cet article sur mon parcours au Japon vous aura intéressé et donné des idées si vous avez le projet de venir vivre au Japon. Je suis bien conscient bien que ce n’est pas forcément le parcours typique ou même rêvé par tous. Mais personnellement passer par toutes ces différentes étapes m’a permis de me construire et de vivre une foule d’expériences différentes au Japon.

Si c’était à refaire, je n’y changerai rien.

Voilà c’est tout pour cet article sur mon parcours au Japon. J’espère que ces informations vous auront intéressé et inspiré !

À bientôt sur MycrazyJapan !

 

2 Comments

  1. Super article !

    Petite question, quel diplôme possèdes-tu ?
    Parce que j’ai lu qu’il fallait absolument un diplôme pour travailler en entreprise et que celui-ci devait, de préférence, être un master.
    Je n’ai qu’une licence, et j’ai peur que ce ne soit pas suffisant.

    • Salut ! Oui j’ai un master. Ce n’est pas tellement pour l’entreprise que c’est utile mais c’est surtout au niveau de l’immigration qui refuse généralement les visas aux personnes qui n’ont pas de diplômes ou simplement une licence. En gros trouver du travail avec une licence c’est parfaitement possible mais pour obtenir un visa travail derrière c’est pas gagné.

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