Mes anecdotes les plus folles au Japon!

Dès les premiers jours suivant mon arrivée au Japon, le but de ce blog a été de vous raconter ma vie au Japon à travers des bilans plus ou moins réguliers. Je vous ai raconté tout un tas d’histoires dingues et amusantes. Voici maintenant une petite compilation de mes anecdotes les plus folles !

Car je ne vous ai pas tout raconté ! Voici enfin un florilège des meilleures et surtout des pires !

J’ai été contrôlé par la police dès ma première semaine au Japon ! Je venais juste d’arriver au Japon quelques jours auparavant et je marchais dans les ruelles de Shibuya avec un pote pour visiter un peu Tokyo. J’avais juste mon sac à dos avec moi rempli d’affaires diverses. Là on croise deux policiers et l’un des deux demande direct à nous contrôler. Il vérifie nos carde de résidents et se met à nous parler en japonais. Comme aucun de nous deux ne parlait japonais, on ne comprenait pas ce qu’on devait faire. Finalement, le policier s’est mis à répéter « knife, knife » et j’ai dû lui montrer l’intérieur de mon sac pour qu’il vérifie qu’il n’y avait pas de couteau à l’intérieur. C’était tellement le bordel dans mon sac, qu’il a même pas vérifié jusqu’au fond. Ça ne m’a pas particulièrement choqué sur le moment, mais maintenant je me dis que ne contrôler QUE moi dans toute la rue pour savoir si je me trimballe avec un couteau, ça ressemble quand même beaucoup à un contrôle au faciès.

Une autre fois, un élève japonais me contacte via Internet pour que je lui donne un cours particulier d’anglais. On se retrouve dans un café et le gars est plutôt sympa, la trentaine et il ne parle pas beaucoup anglais. On parle donc principalement en japonais et au bout d’un moment, il me dit qu’en fait il ne cherche pas vraiment à avoir un cours d’anglais mais qu’il cherche à recruter des employés car il est en train de monter sa boite. Il commence à me dire qu’il est intéressé par mon profil et il me fait l’inventaire de toute une liste d’avantages qu’il compte m’offrir si je bosse pour lui. Et puis d’un coup, il me sort « Si jamais tu connais d’autres personnes comme toi, demandes-leur aussi, mais pas des femmes. Je ne peux pas travailler avec des femmes ».
Je suis un peu surpris et comme je ne sais pas trop quoi répondre, je lui demande pourquoi. Il me répond vaguement, comme quoi c’est pas pareil, qu’il préfère travailler avec des hommes et qu’au pire, il prendra peut-être une femme comme secrétaire un jour. On finit la leçon, on échange nos contacts et ce gars me renvoie un SMS quelques jours après ça pour me demander d’aller en boîte de nuit avec lui pour, je cite : « Have fun and get some bitches ! ». Je ne lui ai jamais répondu. Un bel exemple de la misogynie omniprésente au Japon.

Un pote français m’a raconté une fois que son ex-copine japonaise avait essayé de le poignarder ! Elle voulait l’épouser et lui manifestement pas. Ils se sont engueulés à cause de ça et il a fini par jeter la bague à plusieurs centaines d’euros qu’il lui avait offerte quelque temps auparavant dans les chiottes. Comme elle a essayé de le planter avec un couteau, il a appelé la police et ils se sont tous les deux retrouvés au commissariat. Là-bas évidemment les policiers ont pensé que c’était lui le coupable vu qu’il est étranger. Apparemment la meuf avait menti en racontant une autre histoire aux flics.  Finalement, il a réussi à leur expliquer qu’il était un mec sérieux et pas un fou et ils l’ont laissé partir. Bon, en me racontant son histoire, il m’a donné plus de détails sur l’affaire, mais je ne peux pas tout vous raconter non plus ! En tout cas, j’ai bien ri !

Sinon, une autre fois, j’ai posé nu pour un artiste japonais ! J’ai eu vent de l’annonce via des amis qui l’avaient fait aussi et je me suis dit pourquoi pas. Surtout que ça prenait que quelques heures et puis c’était super bien payé pour ce que c’était. Le gars était sympa même si son studio était un peu miteux. Heureusement, on n’était pas que tous les deux. En fait, la session de pose nue était ouverte aux dessinateurs amateurs et finalement je me suis retrouvé à poil face à plus de 35 personnes ! D’ailleurs je suis content d’être un gars sinon j’aurai quand même trouvé ça un peu glauque. J’ai dû prendre des tas de pauses différentes et j’ai donc passé trois heures à dévoiler mon anatomie à un public composé à 80 % de personnes âgées.
Ils ne parlaient pas du tout et se contentaient de griffonner le plus vite possible donc je n’avais aucun moyen de savoir s’ils aimaient les poses que je faisais. Pendant un moment, j’ai même dû marcher à poil pendant 10 minutes dans le studio pour qu’ils s’entrainent à me dessiner en mouvement… Franchement, là j’ai eu un peu honte. Mais à la fin de la séance, certains sont venus me montrer leurs croquis et ils étaient plutôt contents et fiers. C’était assez bizarre de les féliciter  pour leur travail !

mes anecdotes les plus folles au Japon - mycrazyjapan
C’est plutôt bien dessiné je trouve !

Durant ma première année au Japon, j’ai habité dans une guesthouse. Puis une fois mon Visa Travail obtenu, j’ai déménagé dans une Shared House plus grande. Un soir, en regardant dans le congélateur de la salle commune, je me suis rendu compte que quelqu’un venait de me voler toutes mes courses de la semaine ! Au moins 4000 yens  après calcul ! Ni une ni deux, j’appelle le manageur, je lui explique tout et il me demande si je veux qu’il appelle la police. Je suis un peu surpris qu’il me suggère ça, mais sur le coup de l’énervement je dis oui. Puis il débarque à la Shared House dans l’heure avec les images enregistrées par la caméra de surveillance de l’entrée du bâtiment.
Peu près, les flics sont arrivés et on s’est donc retrouvé avec le manageur et deux policiers un dimanche à presque minuit à énumérer tout ce qui avait été volé ! Du poulet bien sûr, mais aussi des tas d’autres trucs ! Je me sentais franchement con que ça prenne de tels proportions juste pour un vol de bouffe, mais apparemment les policiers prenaient tout ça très au sérieux. Le commandant m’a même demandé si je voulais que les voleurs soient mis en prison si on les retrouvait. J’ai dit oui presque pour déconner et il a noté ça sur sa feuille en souriant. Finalement, je n’ai jamais retrouvé ma bouffe, mais je sais maintenant que les Japonais ne plaisantent pas avec le vol. Va réussir à faire déplacer la police en France parce que ton colloc’ t’a volé un sachet de pâtes !

Une autre fois, j’ai failli être enrôlé par une secte ! Je marchais tranquillement avec un pote vers la station de métro et on s’est fait accosté par une petite dame en vélo. Elle avait l’air toute gentille et après nous avoir posé 2-3 questions basiques, elle nous propose d’aller visiter un temple tout proche. Comme c’était dimanche, qu’on avait encore du temps à tuer et surtout parce que c’était gratuit on a accepté. Elle avait l’air ravie de nous montrer son temple et nous comme deux bons gros pigeons, on a rien vu venir. On rentre dans le temple, salue poliment tous les moines et staffs qu’on croise pendant que la dame nous amène à l’étage supérieur dans un genre de salle de prière. Là ni une ni deux, une autre dame débarque, nous salue, nous colle un chapelet dans les mains et nous dit qu’on va prier en japonais ! On est un peu surpris mais on joue le jeu quand même, histoire de pas paraitre irrespectueux.
Puis elles nous emmènent dans une autre pièce pour prendre le thé, tout en continuant à nous mitrailler de questions perso. Au bout d’un moment, un prêtre en toge déboule d’une paroi dans le mur qu’on n’avait pas vu avant et commence lui aussi à discuter avec nous. Au total, ça faisait déjà plusieurs dizaines de minutes qu’on était dans l’établissement et on commençait à en avoir marre. Les gens étaient gentils, mais on sentait qu’en fait c’était intéressé. Le prêtre finit par nous dire qu’il veut prier pour nous, mais que pour cela, il a besoin d’informations sur nous.
Ils nous sortent un formulaire à remplir avec toutes nos coordonnées et là, on a senti la quenelle arriver. Mon pote a refusé de signer, moi aussi dans la foulée et on leur a dit qu’on voulait se casser parce qu’on avait autre chose à faire. Du coup, ils ont remballé discrètement les goodies qu’ils comptaient nous offrir et nous ont raccompagné dehors en nous laissant des flyers bizarres sur leur religion et en nous disant de revenir. On leur a dit « ouais t’inquiètes ! » et on s’est jamais repointé là-bas !

Pour finir, sachez que c’est au Japon et pas en France que je suis tombé sur le plus gros sac de beuh de toute ma vie ! J’étais parti assister à une expo de street art avec des potes et un des artistes a voulu nous en montrer plus sur son travail. Du coup, il nous a emmenés faire un tour dans le milieu underground pour voir des ateliers avec des artistes à l’œuvre. Dans un des ateliers, il y avait des tas de guns sur une table et j’ai pas osé demandé si c’était pour faire du paintball ou pas ! En tout cas, il y avait assez d’armes sur la table pour prendre la bastille. Mais comme le gars était vraiment sympa et que c’était une mine d’informations sur le street art au Japon, on a continué à le suivre. En fin de journée, il nous a invités chez lui pour continuer à papoter. Au bout d’un moment, il part dans une autre pièce et il revient avec un sac de weed d’au moins 1 kg ! Sur le moment j’ai halluciné, je savais pas que c’était possible d’en trouver autant au Japon. Il ne nous a pas dit comment il se l’était procuré, mais il nous a dit que c’était pas compliqué d’en trouver ici. En tout cas, le gars était soit un gros dealer ou soit un gros consommateur  !

Ça fait pas mal d’histoires dingues en quelques années hein !? Si celles-ci vous ont plu, j’en ai encore un paquet pour une part.II !

À bientôt sur MycrazyJapan !

 

1 Comment

  1. Merci pour ce partage d’anecdotes, c’est toujours enrichissant de connaître les expériences des autres (^^)

    Le coup de la secte, ça arrive malheureusement assez fréquemment avec les étrangers. J’ai déjà eu vent de plusieurs histoires du même genre !

    Et franchement tu as été courageux de poser nu comme ça, je n’aurais jamais pu le faire XD

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